Grenoble 1-2 Nancy
Pas de retard de la part des participants, c’est même le véhicule de location qui mettra du temps à arriver.
On part donc à peu près à l’heure, notre J9 est composé de Martine, Laetitia, Minus, Jean-Mi, Grand Seb, Mathieu (qu’on excuse mon orthographe) et Ju (deux RS avec nous) puis moi-même. 8 présents, plus un dernier qui ne fera que le retour.
Le déplacement est plutôt calme, RAS, si ce n’est les premières bières de Miss Vodka et les deux pauses pipi/bouffe/clope. On en fera une au beau milieu d’un patelin entre Bourg et Grenoble. Trou du cul du monde inside.
Le coeur du dép arrive lorsque notre véhicule franchit le péage à 30 bornes de Grenoble. On est intercepté par les monsieurs en bleu. Notre J9 retrouve celui des RS. Eux avaient pris l’autoroute, nous la nationale, seulement 30 minutes d’écart je crois. A notre tour de patienter, les cops attendent des nouvelles du bus. Elles tombent 10 minutes plus tard, les SFC arrivent dans 1 heure au mieux. Pas question d’attendre apparament, tout le monde remonte, et c’est parti pour the-méga-ultra-grenoble-style escorte, la plus fournie de l’année.
Au menu cet après-midi, 5 fourgons de CRS, accompagnés de leur sauce riche en motards et girophares. Les fourgons sont bien sûr plein à craquer de robocops. En plat de résistance, l’entrée sur Grenoble, avec ses délicieux passe-partouts aux feux rouges. La paranoïa est notre petit digéstif, j’ai pour ordre de photographier tout ce qui bouge, surtout d’éventuels jets d’OVI (Objet volant identifié). Le dessert est copieux : la rue abordant le parcage visiteur bondée de cars marqués « Police nationale » et son coulis de flic courants autour du J9. On est toutefois un peu moins repu que l’année dernière, les grenoblois n’attaquent pas nos véhicules. Enfin ceux des « gentils pinpins nancéiens ».
Une fois dans le parking, nous appercevons que ce n’est pas non plus le car Pianto qui s’est fait caillassé, mais bel et bien les deux véhicules des stadiers… Ils ont tout compris. Deux vitres pétées pour eux.
On entre dans l’enceinte du stade, la fouille est vachement poussée. Le tambour passe juste, les tendeurs sont refusés, le scotch aussi. Du coup on se l’entoure sur nos vêtements, sous les railleries de nos compatriotes policiers. Qui a dit que la police ne pratiquait pas l’humiliation ? Tout à l’inverse, avec mon seul tambour, je fais rentrer 6 baguettes, ainsi que « le business nuit gravement au football ». Il doit me manquer des notions en sécurité.
Il est tant de rentrer en tibune, on est les premiers, on bâche, et miraculesement, le scotch suffit pour faire tenir le tambour. Le temps passe vite, les SFC arrive, le match commence. On est une petite centaine à chanter, peut-être 80. L’ambiance est correcte, malgré une faible puissance vocale. La première mi-temps est mauvaise sur le terrain, il est temps que l’arbitre en siffle la fin.
RAS durant la pause, on repart sur une seconde mi-temps pas très engagente, le tambour a lâché durant la pause. Et dire que le tembour d’en face m’avait demander de faire la 2è mi-temps… Tant pis. D’entrée de jeu (ou presque) le GF38 marque. Douloureux. L’ambiance s’en ressent, jusqu’au but de Jemali, CSC magnifique. Ca repart en tribune, et puis, orgasme, but sur péno. On se les touche ! Victoire 2-1, pas vraiment méritée.
On redescend aux véhicules, le temps de boire un truc, et puis on est escorté. On nous lâche là où on nous avait prit, le bus SFC s’arrête là. En fait, il s’est fait caillaissé, à peut-être 20 km du stade. Je n’ai rien entendu personellement, mes comparses non plus.
Le retour est calme, toujours rien à signaler, la présence de notre Popoche national rallumera un peu le feu dans le véhicule. On alterne les pauses pipi, le sommeil, les pauses clopes, les dodos…
On est à Nancy vers 4h du mat’, plus 1h pour déposer certains près de chez eux.