Grenoble 0-0 Nancy

Avant dernier dép de la saison, en bus. Rendez-vous fixé à 11h sur le P7, on est pas beaucoup, 42 si mes souvenirs sont bons (genre, hier c’est un souvenir).
On part donc déficitaire.
Le bus arrive un peu à la bourre, il doit être 11h15. On met le matos et tout dans les soutes, on monte les packs. Début du voyage calme, pas de chants, un peu de bordel au fond (RIP Footix et les rideaux).

Entre les « pogos », la musique que j’essaye tant bien que mal d’écouter, l’oreillette qui se casse sans cesse la figure et les discussions, on arrive vite à la première pause. A hauteur de Dijon il me semble.

Tous les mecs descendent le long du grillage, pas à la station. Envie de pipi hyper-urgente et précoce inside. On pourrait croire que ça faisait 5h qu’on étant dans le bus et que tout le monde s’etait tapé un pack de 26… Deux pots à fumée sont cramés, ils sont pas trop ratés.
C’est aussi la pause miam-miam pour pas mal d’entre nous.

On repart, personne n’est oublié, toujours les même délires, on s’amuse bien (« Ou pas » :D). Rien de remarquable durant les 2h qui nous joignent à la seconde pause.

Pipi, clope, boisson… Rien de transcendant encore une fois.

Par contre, sur la route qui relie ce précédent arrêt à Grenoble, il va y avoir de l’agitation. Un « Capture The Flag » AFC versus RS, en deux manches. Les AFC défendent le drapeau qui est baché au fond du bus. Un poisson rouge en boxer viendra un peu nous les briser (à prendre dans tous les sens). Déstabilisation évidente. Quoi qu’il en soit, on doit être à 3 contre 6 ou 8…
On fait pas le poids, surtout qu’en première ligne, je me fais directement prendre à la gorge (sens propre). Je suis de suite hors course. Je reviens comme je peux dans l’allée centrale, mais les attaquants passent par les sièges. Je m’étale sur un d’eux, et je récupère un sacré coup de coude, in da noze. Bien fait pour moi, je l’ai bien cherché.
Victoire RS, par triche et indimidation. La deuxième manche est plus calme, mais plus durable, défaite tout de même.

Peu de temps après on récupère l’escorte policière, et de ce que j’en vois, ils sont nombreux. Traversée de Grenoble sans trop d’encombres. Mais l’arrivée au stade sera … spéciale.
Dans la sortie du dernier virage avant d’ateindre le « parking » (oui, entre guillemets, l’organisation autour du stade et du parcage notamment est pittoyable), on passe le long d’un espace vert. Des grenoblois en sortent. De là où je suis, on peut estimer une centaine de locaux, contre un bus et 15 keufs…
Dans le bus, les réactions sont diverses, la panique, la provoc’, d’autres se moquent des Grenoblois, d’autres ne comprennent pas tout.
On assiste à une petite bataille lacrymos contre fumis. On est vite à l’abri (le temps qu’il s’est écoulé entre la première charge et l’entrée dans le parcage est de 15 secondes, en gros). Mise en garde au micro du bus, « bougez-vous les fesses, et allez au plus vite dans le parcage ».
Je distingue une seconde charge, « par devant », le bus se gare direct devant la porte, pour éviter les dégats. Descente du véhicule rapide.
Quelques membes restent prendre le matos. Durant le temps où je suis dehors, on ne reçoit pas de projectiles et tant mieux (il faut dire que je sors dans les derniers, et que les CRS ont eu le temps de gazer tout Grenoble).

J’arrive devant la fouille policière, ils ne sont pas trop zélés « Videz vos poches », j’éxecute, « Nan, on déconnait c’est bon » (une insulte traverse mon esprit).
Je monte en tribune. Le stade n’est pas moche.
On est seuls, les autres bus sont à la bourre. On agite ce qu’on a, on chante. On entend carrément un groupe à notre droite…
Arrivée des autres groupes durant le match. Bonnes poussées et gestuelles (Ouais, c’est pas objectif, et alors ?). En face, les RK sortent 2 messages contre nous.
Sur le terrain, ça reste un 0-0, malgré un poteau nancéien…

A la mi-temps, des étendards sont répartis, je n’ai aucune idée du rendu.
On assiste toujours bel et bien à un 0-0 des familles, l’ambiance en parcage diminuera un peu en seconde période.

Fin du match, attente longue, certains pronostiquent le nombre le Grenoblois à la sortie.
On sort enfin, dans les bus on nous annonce qu’on nous attend sur les aires de repos, on s’arrêtra pas avant Bourg-En-Bresse.
A part ça, je vais essayer d’alterner sommeil et musique, donc je n’ai pas tellement de souvenirs du retour.
En tout cas, le chemin sera plutôt calme.

Arrivée à Nancy, au P7 à 4h30 du mat’. Tout le monde se barre vite, certains reprennent du matos.
Fin du dép.